Dans la peau d'un pisteur secouriste

Intervention pisteur secouriste Meribel. Crédits : Agence Switch - Dans la peau d'un pisteur secouriste - Alpes ski résa
Mercredi 2 Mars

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Du lever du jour à la nuit tombée, les pisteurs secouristes veillent à la sécurité du domaine skiable. Alpes Ski Résa a suivi toute une journée Laurent, pisteur secouriste à Méribel.

8h : Coordination avec les dameurs

Avant de rejoindre les hauteurs de la station, les pisteurs se réunissent le matin au bâtiment technique. Un vrai travail de coordination a lieu. Les dameurs ont fini leur nuit de travail et transmettent les informations clés aux chefs de secteur. Cela leur permet d’avoir une idée générale de l’état des pistes avant le début de la journée.


Coordination des pisteurs avec les dameurs. Crédits : agence Switch

 

8h20 : Montée sur les hauteurs du domaine skiable et sécurisation des pistes

Il est l’heure pour les pisteurs de rejoindre la télécabine. A la gare intermédiaire, les chefs de secteur transmettent les informations reçues  à leurs équipes. « Ça dure 30 secondes. On sait déjà ce que l’on doit faire. C’est de l’ajustement. »  L’arrivée en haut du domaine laisse rêveur. Il est 8h30, les premiers rayons du soleil font leur apparition sur les crêtes. Sans oublier l’importance des tâches à accomplir, c’est un moment privilégié pour les pisteurs : « Ce qui me plait le plus c’est d’arriver seul  au sommet avec le lever de soleil.  Mais, c’est un travail, on est quand même concentré sur les taches à faire, il faut un œil bien ouvert. »

Les pisteurs partent ensuite sécuriser les pistes. Tout est bien organisé, chacun a son circuit et sait ce qu’il doit faire : « Il faut remettre tout le matériel, ça nous prend beaucoup de temps. Il faut changer les jalons cassés, remplacer des balises qui sont tombées, renouveler un matelas déchiré. Pour les difficultés, ça va dépendre du type de neige et du travail des dameurs. Ils travaillent de nuit et il n’est pas forcement aisé pour eux de voir certains détails. C’est un vrai travail de consolidation de ce qui a été fait pendant la nuit. »

Arrivee des pisteurs au sommet. Crédits : agence Switch

 

9h Remplissage du carnet d’exploitation et vérification du matériel

Alors que les premiers skieurs arrivent, Laurent rejoint le poste de secours. Il est de permanence et doit remplir le livret d’exploitation. C’est un carnet dans lequel il note le personnel présent sur les pistes, la météo et les secours réalisés. Il y consigne aussi les informations données par les pisteurs sur l’état des pistes. S’ajoute à cela une mission de prévention. Ainsi, il met en place le drapeau correspondant au risque d’avalanche. Une fois cette tâche effectuée, il vérifie le matériel de secours : « Quand le matériel revient de l’hôpital, on le note. Ça nous permet de savoir où il part et ce qu’on en fait. »

Remplissage du carnet d'exploitation. Crédits : agence Switch

 10h Départ en intervention

Laurent reçoit un appel radio, une collégienne s’est blessée à l’épaule. Il chausse ses skis et dévale les pistes équipées d’un traineau. Une fois sur place, il demande s’il y a des témoins et détermine les circonstances de l’accident. Puis, il fait un bilan des différentes blessures de la victime. « Cela permet de savoir si on descend la personne seule ou si on appelle du renfort. Dans les cas les plus sérieux, on fait venir un médecin.» L’adolescente est évacuée en traineau. A 10h30, une fois de retour à son poste, Laurent me parle de sa passion pour le secours en montagne : « Je pense qu’on est surtout là pour le secours. Bien sûr, le cadre est aussi important. Si tu n’as pas la phase de secours, ça va être vraiment manquant et si tu fais ce travail dans un cadre moins sympa, ça ne sera pas le même métier. Tu as une variété qui fait que c’est toujours motivant et intéressant. »

12h Pause déjeuner

Pour les pisteurs secouristes, l’alerte est permanente. « Il faut toujours du monde au poste de secours. Les accidents, ça ne prévient jamais mais on s’arrange entre nous. C’est souvent le plus proche qui se rend sur place.

13h30 Patrouillage sur les pistes

La journée est très calme, peu d’accidents ont lieu. Quand ils ne sont pas en intervention, les pisteurs-secouristes partent en patrouille. Le but étant de veiller à la sécurité des skieurs et de surveiller l’évolution des pistes. « On se déplace en ouvrant le plus possible les yeux pour ne rien rater » Je pars avec Clément, jeune pisteur secouriste. Il s’arrête régulièrement pour ramasser des pierres. Il remet en place le balisage de la piste. Bienveillant, il observe un dispositif de sécurité visant à ralentir les skieurs. « Je vérifie que ça ne pose pas de difficultés aux débutants ». Il aperçoit alors un parapentiste atterrissant en plein milieu de la piste, effrayant plusieurs personnes. Il n’hésite pas à lui rappeler les consignes de sécurité. «C’est aussi ça le métier de pisteur : prévenir les comportements dangereux. » Un peu plus tard dans l’après-midi, un groupe d’anglais tente de se repérer avec un plan. Clément leur propose son aide. Le renseignement et l’accueil des skieurs font partie intégrante du métier de pisteur.

Patrouillage sur les pistes. Crédits : agence Switch

16h30 Fermeture du domaine

Le soleil commence à se coucher. Il est temps de fermer le domaine. Pour cela, chaque pisteur monte sur les points hauts qui correspondent à sa piste. Il faut préparer les pistes pour les dameurs : « On enlève des jalons et la signalétique ». Une autre mission a lieu pendant cette phase : vérifier qu’il n’y ait plus personne. C’est d’ailleurs une des principales difficultés. « C’est beaucoup plus compliqué quand il y a du brouillard, Il y a des gens qui peuvent s’égarerDans ces conditions-là, on sillonne la piste, on appelle pour être sûr qu’il n’y ait personne. » Aujourd’hui ce risque est limité puisque l’horizon est dégagé, laissant paraitre un magnifique coucher de soleil. C’est un moment particulièrement plaisant pour les pisteurs. Une fois les pistes désertes, c’est le retour au bâtiment technique : « On signe un registre pour vérifier que toutes les pistes soient fermées. Ça permet de vérifier qu’il n’y ait pas d’oubli. »

17h45 : Fin de la journée

C’est la fin d’une journée bien remplie pour Laurent et son équipe. Fatigué mais heureux, il me dit : « On partage des moments sympas, des moments durs, c’est tout un travail d’équipe. Et quand ça fonctionne bien, tu as une satisfaction complète. »

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