2020-09-04

Navigateur, pilote automobile, champion du monde de ski de descente, Luc Alphand est un sportif accompli ! Un rêve d’enfant devenu réalité. Avant le succès, chaque champion a connu l’adrénaline des premières compétitions. Luc Alphand nous livre ses impressions sur ses premières courses de ski.

ASR : Bonjour Luc, parlez-nous de votre première course ?

Luc Alphand : « Ma première compétition, ça remonte à l’enfance ! Je ne m’en rappelle plus très bien. Je devais avoir aux alentours de 8 ans. J’ai commencé avec les courses régionales avec le ski club de Serre Chevalier. Je me souviens, on partait le matin avec les copains du club dans l’estafette. Il y avait une super ambiance, on déconnait pendant tout le voyage ! [rire] Je ressentais de l’adrénaline avant le départ et il fallait aussi de l’énergie pour se concentrer. Mais je voyais ça plus comme un amusement que comme une vraie compet’. Le ski, c’est avant tout un plaisir ! D’ailleurs enfant, je n’étais pas très bon. Pour l’anecdote, mon grand frère Lionel,  avait de meilleurs résultats que moi. En grandissant, je me suis amélioré. J’ai commencé à  gagner des courses vers 14 ans. Et j’ai fini par intégrer l’équipe de France ».

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ASR : Comment s’est passé votre première compétition à l’étranger ?

 Luc Alphand : « La première fois que j’ai franchi la frontière pour une compétition de ski, c’était à Bardonechia, en Italie. Partir à l’étranger pour une compétition de ski, ça me rendait très heureux. Je crois que j’ai fait le grand prix des commerçants. Il y avait plein de lots  et on avait des prix. Je me rappelle : on avait fait un petit défilé dans le village. Ce moment plus le fait d’aller en Italie à l’étranger,  j’avais l’impression de faire les JO ! J’en garde un très bon souvenir ».

ASR : En parlant des Jeux Olympiques, qu’avez-vous ressenti la plus première fois ?

 Luc Alphand : « On oublie jamais ses premiers Jeux Olympiques ! Pour moi c’était en 1988, à Calgary au Canada. J’étais jeune, j’avais 22 ans. C’est une étape importante, on se retrouve au milieu des grands noms du ski. Ce sont des gars qui ont beaucoup plus d’expérience que toi. C’est une compétition internationale et c’est impressionnant ! Beaucoup d’attentes pèsent sur les épaules. J’en ai un très mauvais souvenir. J’étais heureux de participer aux Jeux Olympiques mais je me suis fait dépasser par l’émotion liée à l’enjeu. Devant la piste, avant de m’élancer, je n’avais plus envie de partir. D’ailleurs, au bout de 4 portes je suis tombé. J’étais plus stressé qu’au départ en coupe du monde. Mes autres compétitions se sont mieux déroulées. Mais une expérience comme celle-là on s’en souvient !  Pour autant, ça ne m’a pas démotivé pour l’avenir. Je voulais vraiment réussir. Dans les autres compétitions, j’étais un peu stressé, mais je n’ai jamais eu peur au point de me bloquer. Il faut la passion du ski, il faut toujours garder une joie de skier, même si ce n’est pas évident avec le haut niveau ». 

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