2016-04-15

Médaillée d’argent à Val d’Isère en super G en 2009, Marie Marchand-Arvier est une skieuse accomplie. Avant de monter sur le podium, elle a fait ses premiers pas en compétition dans les Vosges. C’est avec le sourire qu’elle a accepté de nous raconter ses débuts.

Alpes Ski Résa : Quels souvenirs avez-vous de votre première compétition ?

Marie Marchand-Arvier : Elle s’est passée dans les Vosges. J’habitais à Nancy, nous allions très souvent skier dans ce massif avec mes parents et mes frères. J’avais à peine 5 ans et je faisais des courses avec les biberons. Mon seul souvenir, c’est que j’avais comme objectif de faire mieux que les garçons ! J’aimais le fait d’aller titiller leurs chronos, parfois j’arrivais à les battre, j’étais alors très fière ! C’est ce qui m’a poussée vers l’avant une grosse partie de mon enfance. J’étais aussi tirée vers le haut par mes grands frères. Je sais que j’adorais la compétition, c’était quelque chose qui m’a motivée de 5 ans jusqu’à 30 ans.

 Alpes Ski Résa : Quelle est la course la plus importante de votre enfance ?

Marie Marchand-Arvier : Pour moi la plus importante quand j’étais petite, c’était l’étoile d’or, je devais avoir 6 ans. Cela devait être à Val d’Isère, avec des conditions de temps pas évidentes. C’était une super expérience et le début dans la cour des grands ! J’avais adoré l’ambiance et cette course a forgé mon esprit de compétition. J’étais une enfant qui n’aimait pas perdre, donc je pense que je faisais tout pour aller le plus vite possible afin de gagner. J’aimais le fait d’aller chercher la performance !

 Alpes Ski Résa : Quand a eu lieu votre première compétition internationale ?

Marie Marchand-Arvier : C’était la Scara,  à Val d’Isère, c’est une course qui se fait entre 14 et 16 ans. A l’époque le vainqueur de cette compétition gagnait son poids en bonbons ou en chocolat. Pour un ado, c’est une super motivation ! Je n’ai jamais eu la chance de gagner, mais c’est un très bon souvenir. Quand un copain gagnait, nous lui remplissions les poches de plombs pour qu’il soit plus lourd et ensuite nous partagions son butin. Je n ‘avais pas la pression puisque nous étions en France.

 Alpes Ski Résa : Qu’avez vous ressentie lors de votre première participation aux Jeux Olympiques ?

Marie Marchand-Arvier : J’ai eu la chance de pouvoir participer à trois éditions, Turin, Vancouver, Sotchi, c’étaient des expériences très différentes. Chaque édition, correspondait à des périodes de ma vie et de ma carrière. J’ai découvert mes premiers Jeux Olympiques à Turin, c’était un rêve devenu réalité. Quand j’ai su que j’allais participer aux jeux, j’étais sur un petit nuage ! Je ne m’y attendais pas forcément et j’ai eu la chance d’être sélectionnée. Je l’avais mérité, mais c’était un beau cadeau ! J’ai vécu la magie des jeux pendant toute la période où j’y étais, j’ai profité de chaque instant. Je découvrais, je n’avais pas du tout de pression, j’ai d’ailleurs réalisé les meilleurs résultats de ma saison.  

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 Alpes Ski Résa : Etiez-vous impressionnée ?

Marie Marchand-Arvier : L’énormité de l’événement était impressionnante ! Il y a des medias et des infrastructures en plus, tout est décuplé. La première fois, c’était très fort. En plus, j’étais dans la même chambre que Carole Montillet et j’ai vécu la médaille d’Antoine Deneriaz. C’était un excellent moment, j’en garde un très bon souvenir !

 Alpes Ski Résa : Vous souvenez-vous de ce que l’entraineur vous a dit avant de vous lancer dans le slalom ?

Marie Marchand-Arvier : Pas du tout ! Les entraineurs nous demandent juste de profiter de chaque instant et surtout de rester concentrée. C’est la routine, ils ne disent pas des choses différentes selon la compétition. Nous sommes surtout focalisés sur ce que nous devons faire. Cependant, j’ai toujours eu confiance en mes entraineurs, j’ai réussi à tirer le meilleur d’eux à chaque fois, même quand j’étais petite.

 Alpes Ski Résa : Comment avez-vous vécu les Jeux Olympiques suivants ?

Marie Marchand-Arvier : Mes deuxièmes Jeux Olympiques étaient à Vancouver. J’étais partie pour aller chercher une médaille et je l’ai ratée de peu. Mais ce n’est pas un épisode douloureux. J’avais joué et donné ce que j’avais pu. En tout cas, c’était une bonne expérience de jeux. Ceux de Sotchi, étaient beaucoup plus poignants, puisque je traversais une période de doutes sportifs. Pour moi, ces jeux ont été terribles sur le plan humain comme sportif.

 Alpes Ski Résa : Dans toute votre carrière, quel est votre meilleur souvenir de compétition ?

Marie Marchand-Arvier : J’ai participé à des courses à domicile, en France, à Val d’Isère en 2009. J’ai eu la chance de remporter une médaille, c’était magique ! Il y avait toute ma famille qui était là, j’ai donc pu partager cela avec eux. C’est vraiment le meilleur moment de ma carrière. J’ai eu l’occasion de faire plusieurs podiums et à chaque fois, c’est très intense. C’est un moment fascinant dans le sport où toutes les difficultés passées sont oubliées. Cela nous rebooste comme jamais, c’est grisant. C’est ce qui me motivait le plus. Ce sont des sensations uniques car dans le sport pour une réussite, il y a 100 échecs. J’ai arrêté le ski il y a un an et pour l’instant, je n’ai pas trouvé autre chose me permettant de vivre des émotions comme celles-là.

 Alpes Ski Résa : Merci Marie pour cet entretien ! 

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